Dans mon pistolet de grand truand, y'a pas de balle à blanc.
Y'a des balles à rouge et si jamais tu bouges, t'en auras une dedans.
J'ai commencé avec des pistolets à fléchettes puis un flingue à bouchon,
Une mitraillette à allumettes, un bazooka en carton mais maintenant
Ça rigole plus, c'est du sérieux, si tu rigoles je te tue,
si t'es pas content t'as plus de dents.
Si t'as un peu de goût pour la vie, faudrait pas me croiser tard la nuit,
si jamais j'aime pas ton air, on te ramassera à la cuillère.
J'ai un crâne d'oiseau, je suis méchant comme un Torero, le siroco entre les oreilles, aussi crétin que mes orteils.
Dans ma vie, y'a que le crime qui ne me paie plus, de la baston je suis l'élève assidu.
Dans la rue où le crime a fleuri, je suis une sorte de jardinier,
Ca sent la poudre et moins le pollen, je plante des pâquerettes en acier trempé.
Eros et Tanatos monopolisent ma libido et je te taillerai une côte à l'os
Dès que tu me tourneras le dos.
Pas peur de la police, comme dans un film de Bruce Willis,
Avec mon look de G.I, çà va tomber sous la mitraille.
Un jour viendra ou je croiserai un encore plus fondu que moi,
Un dur un vrai taillé dans le fer, qui me fera mordre la poussière.
Il me taillera le corps en pièces, en fera du hachis parmentier
Et je finirai sous la presse de ses poings sans pitié.
Comme tous les grands guerriers je tomberai par l'épée,
Comme tous les grands vauriens je n'aurai vécu pour rien.
De mon histoire je ne laisserai que des cicatrices
En souvenir de mes multiples sévices.